Les Comores ne possèdent aucun quotidien. Les journaux existants sont des hebdomadaires ou des mensuels. Outre, un taux d’analphabétisme élevé, le sous-développement de la presse écrite s’explique par un marché publicitaire limité, une pauvreté endémique et de faibles réseaux de distribution.
Bien que les Comores soient membres de la Ligue arabe et que l’arabe soit leur langue officielle, les principaux journaux comoriens sont publiés en français, la langue de l’ancienne puissance coloniale. La France est encore très présente sur l’île de Mayotte, une partie de l’archipel étant restée sous domination française après l’indépendance que le reste des îles du groupe obtinrent en 1975.
Comme dans bon nombre de pays africains, la radio est le média dominant. La radio publique est la seule à couvrir toutes les îles ; elle entre en concurrence avec les radios privées et régionales. Les Comores possèdent une chaîne de télévision nationale médiocre et quelques chaînes privées de télévision.
Malgré les développements démocratiques évidents depuis les dernières élections présidentielles de 2006, le monde entier a reconnu comme étant libres et démocratiques, les autorités maintiennent les médias sous leur joug. Les journalistes comoriens risquent l’emprisonnement et les journaux d’opposition ont été suspendus et les stations de radio vandalisées. Ces actes ont favorisé un climat qui incite les journaux à exercer une autocensure de tous les instants.