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  29 novembre 2008
 
Un journaliste aggressé au Liban

Jeudi 27 novembre, Omar Harkous, journaliste à la Future TV et au quotidien al-Moustakbal, deux entreprises financées par le chef du Courant du Futur, Saad Hariri, a été roué de coups par plusieurs éléments du Parti socialiste nationaliste syrien (PSNS).

Par Patricia Khoder

Harkous a été transporté à l'hôpital de l'Université américaine de Beyrouth, où il a subi plusieurs examens et où il devrait séjourner quelques jours. Il souffre de plusieurs contusions, notamment au cou. Il a également la lèvre éclatée et le visage boursouflé.

Durant la matinée du jeudi, Harkous - qui est également membre du Mouvement de la Gauche démocratique, fondé par l'éditorialiste Samir Kassir, tué à Beyrouth en juin 2005 - s'est rendu sur le terrain à la rue Hamra pour couvrir une actualité : la municipalité  de Beyrouth a décidé d'ôter une plaque se trouvant dans cette rue de la ville et commémorant une opération du PSNS contre l'armée israélienne. Pour protester, des militants du parti ont organisé un sit-in.

Harkous a été sur place pour couvrir l'événement. Il n'a pas eu le temps de faire des interviews ou de filmer ce qui se passait. A peine descendu de la voiture, Harkous a été encerclé par les éléments du PSNS et roué de coups, sur le visage, le dos et la poitrine.
Les éléments du PSNS ont arraché au journaliste de la Future TV son téléphone portable. Et c'est avec ce téléphone qu'ils lui ont assené des coups sur le nez et le crâne.

Lors des événements de mai 2008 à Beyrouth, quand l'Hezbollah et ses partisans ont envahi la ville, obligeant la Future TV à arrêter ses émissions, et quand la chaîne a décidé quelques jours plus tard d'émettre à partir de Sin el-Fil, dans la banlieue est de Beyrouth, Harkous s'était réfugié durant des semaines dans cette zone de la capitale, mettant sa famille à l'abri. De retour à son domicile, Harkous a évité, des semaines durant, de se rendre dans certains quartiers de Beyrouth.

Lors des événements de mai dernier, une quinzaine de journalistes et de photographes de presse ont été agressés par les éléments des milices prosyriennes à Beyrouth. Depuis 2005, deux journalistes connus pour leur plume libre ont été assassinés : Samir Kassir, éditorialiste à An-Nahar, a été tué en juin 2005 et Gebran Tuéni, PDG d'An-Nahar a été assassiné en décembre de la même année.
May Chidiac, journaliste de la télévision LBC, a échappé en septembre 2005 à un attentat à la voiture piégée, elle a perdu sa jambe et son bras gauches.