banner_3_may.jpeg

intermediaire.jpg

Boukaddous.jpg


rap21_small.jpg



  17 juillet 2008
 
“Les médias koweïtiens devraient plus s’adapter aux adolescents”

« Les articles que je préfère sont ceux qui parlent des citoyens ordinaires qui accomplissent des choses extraordinaires pour leur pays. J'aime bien aussi les articles illustrant des réussites au Koweït, que ce soit dans le domaine des sports, de la musique ou du théâtre. J'aimerais que les médias koweïtiens s'adaptent plus aux besoins des adolescents. Mes amis, pourtant, ne s'intéressent pas beaucoup à l'actualité. Ils estiment que les informations ne leur sont d'aucune utilité, sauf bien sûr si certains événements les concernent de près ou de loin ». APN s'est entretenu avec des jeunes du monde arabe afin d'obtenir leur point de vue sur la presse de leur pays. Dans le second article de cette enquête en trois parties, APN a interrogé Motaz Bouraki, un étudiant en informatique à l'Université américaine du Koweït âgé de 19 ans.

"J'ai tendance à lire le journal, car je peux le faire quand je le souhaite et j'ai la possibilité de sauter les articles qui ne m'intéressent pas. Mon journal préféré est le Daily Star parce qu'à mon avis, ses articles sont fiables et de grande qualité. Je le lis généralement tous les soirs." 

« Les articles que je préfère sont ceux qui se rapportent à des citoyens ordinaires qui accomplissent des choses extraordinaires pour leur pays J'aime bien aussi les articles relatant des exemples de réussite au Koweït, que ce soit dans le domaine des sports, de la musique ou du théâtre. J'aimerais que les médias koweïtiens s'adaptent plus aux adolescents. Mes amis, pourtant, ne s'intéressent pas beaucoup à l'actualité. Ils estiment que les informations ne leur sont d'aucune utilité si les événements ne les concernent pas ». Je pense tout de même qu'une bonne partie de la population au Koweït se tient informée. Comme c'est un petit pays, le moindre événement peut généralement devenir un gros titre dans les médias », affirme Motaz Bouraki

Les neufs quotidiens publiés au Koweït (six en arabe et trois en anglais) sont tous indépendants. Pourtant, la loi sur la presse est semblable à celles en vigueur dans les autres pays arabes, et interdit de critiquer l'Islam, la Constitution et les tribunaux. Selon le rapport 2007 de Freedom House sur la liberté de la presse, « ...Le Koweït est généralement perçu comme l'un des meilleurs "élèves" de la région, mais il y existe de nombreuses limitations à la liberté de la presse. Une nouvelle loi adoptée en 2006 a conservé un grand nombre de mesures répressives utilisées dans le passé pour poursuivre en justice les journalistes. S'ils ne peuvent plus être placés en détention sans décision préalable d'un tribunal, les journalistes peuvent toujours faire l'objet de poursuites pour un certain nombre d'infractions en vertu du code pénal. Ceux qui seraient reconnus coupables d'avoir critiqué l'Islam encourent jusqu'à un an de prison et 70 000 $ d'amende ».

Le secteur du divertissement subit une censure directe, même si la télévision par satellite permet aux Koweïtiens de voir des programmes non censurés. Le Ministre de l'information censure tous les films, revues, livres et magazines importés qu'il juge moralement choquants.

« La musique et les films sont censurés », explique Motaz Bouraki. "Cependant, cette censure est compréhensible car l'Islam est la principale religion du Koweït. Par exemple, toutes les grossièretés ou les scènes d'amour sont censurées. Si je voulais suivre un épisode de la série Friends sur une chaîne de télévision koweïtienne classique, toutes les scènes montrant un simple baiser entre deux personnages seraient coupées. Je peux l'accepter, car selon ma perception de l'Islam, il est inacceptable de montrer des scènes pouvant heurter le public. Cette censure est pratiquée pour protéger ceux qui sont encore trop jeunes pour comprendre la réalité d'un tel contenu ».